Méthode
Partager l'addition quand certains n'ont pas bu d'alcool
Sortez l'alcool de l'addition et répartissez-le entre les seuls buveurs, puis divisez le reste normalement. C'est le poste qui casse le plus souvent la division égale parce que son prix unitaire est plusieurs fois celui d'un plat : sur une addition de groupe, deux bouteilles de vin représentent facilement l'équivalent d'une part entière, ce qui rend l'écart perceptible et donc discuté.

Pourquoi l'alcool casse la division égale
Parce que son prix unitaire n'a rien à voir avec celui du reste de la table. Une bouteille de vin au restaurant coûte souvent autant qu'un plat, un cocktail autant qu'une entrée. Sur une addition de groupe, deux ou trois bouteilles représentent facilement l'équivalent d'une part entière : l'écart devient perceptible, et ce qui est perceptible finit par être discuté.
La méthode propre : une ligne à part
Demandez le détail de l'addition, isolez le montant des boissons alcoolisées, répartissez-le entre les seuls buveurs, puis divisez le reste à parts égales. Cela prend une minute et règle le sujet définitivement. C'est aussi la seule méthode qui reste juste quand la table compte plusieurs personnes qui ne boivent pas, ce qui est de plus en plus fréquent.
La méthode rapide : une part réduite
Quand personne n'a le détail et que l'addition est modeste, comptez la personne qui n'a pas bu pour une part réduite, de l'ordre de 0,7. C'est approximatif et tout le monde le sait, mais c'est infiniment mieux qu'une division égale, et le calcul se fait de tête. Réservez cette méthode aux petites additions : au-delà d'une centaine d'euros, l'approximation coûte plus qu'elle ne fait gagner de temps.
Le dire avant, pas au moment de payer
Le pire moment pour soulever le sujet est l'arrivée de l'addition, parce que la personne qui ne boit pas doit alors se justifier devant toute la table. Si quelqu'un ne boit pas, la question se pose au moment de commander : « on met l'alcool à part ? ». Posée à ce moment-là, elle est neutre ; posée à la fin, elle désigne quelqu'un.
À retenir
- Le prix unitaire d'une bouteille de vin au restaurant est couramment équivalent à celui d'un plat principal.
- Isoler les boissons alcoolisées d'une addition et les répartir entre les seuls consommateurs est la méthode qui reste juste quel que soit le nombre de non-buveurs.
- Une part réduite forfaitaire, de l'ordre de 0,7, approxime la répartition sans détail d'addition mais perd en précision à mesure que le montant augmente.
- Soulever la question de l'alcool au moment de commander la rend neutre, alors que la soulever à l'arrivée de l'addition désigne un participant.
- En France, un restaurant est tenu de fournir une note détaillée pour toute addition à partir de 25 euros.
Questions fréquentes
Comment demander le détail de l'addition sans gêne ?
Demandez-le au moment de commander, pas à la fin. En France, le détail est de toute façon obligatoire à partir de 25 euros.
Et si une seule personne ne boit pas ?
C'est justement le cas où la division égale coûte le plus cher à cette personne. Une ligne à part reste la bonne réponse.
Faut-il faire pareil pour le café ou le dessert ?
Rarement : leur prix unitaire est trop proche pour que l'écart se voie. L'alcool est un cas particulier à cause de son prix.
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